Pour l’appréciation de faits survenus à l’occasion d’une rencontre, l’article 128 des règlements généraux de la Fédération française de football (FFF) confère une force probante particulière aux déclarations des officiels, notamment celles des arbitres, lesquelles « sont retenues jusqu’à preuve contraire ». Dès lors que cette présomption de sincérité n’est pas irréfragable et que la personne poursuivie disciplinairement conserve une possibilité de présenter sa cause, ces dispositions ne sont pas incompatibles avec l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme garantissant le droit à un procès équitable.
L’arrêt Diarra oblige le football européen à repenser les fondements mêmes de son système de transferts. Albert Riera, Vice-président du cabinet de conseil économique Compass Lexecon, analyse les limites juridiques et économiques du RSTJ de la FIFA et propose une réforme fondée sur des clauses libératoires plafonnées. L’objectif : garantir une mobilité effective des joueurs, renforcer la sécurité juridique et préserver les incitations économiques nécessaires au fonctionnement du marché des transferts.
Moins médiatisé que les arrêts « ESL » et « ISU » du même jour, l’arrêt « Royal Antwerp FC » rendu le 21 décembre 2023 par la CJUE – qui retient que les règles relatives aux « joueurs formés localement » de l’UEFA et de la Fédération belge de football sont contraires aux règles européennes de concurrence et à la libre circulation des travailleurs – pourrait avoir des conséquences pratiques non négligeables. Analyse et projections par Fabrice Picod, Oliver Budzinski et Melchior Wathelet.
La Chronique annuelle Droit du sport 2025 vient d'être publiée.
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